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Grade gendarmerie, tout savoir

Dernière mise à jour : 9 janv.


Si vous souhaitez intégrer la gendarmerie, vous devez bien vous informer sur le métier en lui-même, mais également sur ses possibilités d'avancement. La gendarmerie étant une force armée, ses grades s'insèrent dans la hiérarchie militaire définie dans l'article L4131-1 du Code de la défense. Quelle en est donc l'histoire ? Quels sont les grades dans la gendarmerie ? Comment monter en grade ? Quel est le grade le plus élevé dans la gendarmerie ?



L'histoire du grade dans la gendarmerie


Le grade représente un degré dans la hiérarchie militaire, indispensable à la discipline au sein des armées. Auparavant, la gendarmerie était appelée Maréchaussée. C'est l'ordonnance du 28 avril 1778 qui organise la hiérarchie au sein de celle-ci. Elle compte en son sein des prévôts, des maréchaux, des lieutenants, des brigadiers, des exempts, des archers et des cavaliers. L'archer intégrant les rangs de brigadier de la cavalerie est aujourd'hui appelé cavalier. Après cinq ans d'ancienneté dans ce grade, ce dernier peut prétendre au grade de brigadier, l'équivalent de l'actuel maréchal de logis. Il est ainsi le chef de brigade. Le poste de cavalier de la Maréchaussée est donné au cavalier, dragon et hussard de la cavalerie remplissant les conditions suivantes :

  • avoir une taille minimum de 5 pieds et 4 pouces (environ 1,63 m),

  • savoir lire et écrire,

  • avoir rempli 16 ans de service.

Contrairement au maréchal de logis ou l'adjudant dans le grade actuel, le cavalier n'a pas le statut de bas-officier, plus communément appelé sous-officier de nos jours. La maréchaussée prend finalement le nom de Gendarmerie nationale le 16 février 1791. Le terme cavalier est dès lors remplacé par celui de gendarme. Une personne s'intéressant au poste de gendarme doit avoir opéré dans les troupes de ligne entre 16 à 25 ans.

Le décret du 21 février 1918 met en place le rang de sous-officier, avec la particularité du grade de gendarme. Se trouvant entre le sergent et le sergent-chef, il a été mis en place pour un commandement plus ferme dans l'accomplissement des missions de prévôté, notamment dans les tranchées. De nos jours, la voie la plus rapide pour devenir gendarme est de réussir un concours. Il est en effet conseillé d'effectuer une bonne préparation au concours de sous-officier de la gendarmerie, en raison du nombre conséquent de candidats.





Quels sont les grades de la gendarmerie ?


Les grades des gendarmes sont identiques, quels que soient leurs corps d'appartenance, hormis les gendarmes adjoints volontaires. Qu'ils soient des gendarmes spécialisés (pôle judiciaire de la gendarmerie, garde républicaine, gendarmerie maritime, gendarmerie des transports aériens, gendarmerie de l'armement, gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires), du corps technique et administratif de la gendarmerie, de la gendarmerie départementale (blanche), ou encore de la gendarmerie mobile (jaune). Le groupement blindé de gendarmerie mobile étant implanté à Versailles-Satory.

La différence se trouve généralement dans les formes, notamment les couleurs. De ce fait, on distingue trois catégories dans la hiérarchie de grade au niveau de la gendarmerie : les officiers et aspirants, les sous-officiers et enfin les militaires du rang.


Officiers et aspirants

Dans cette catégorie de grade, on peut citer les Officiers généraux, les Officiers supérieurs, ainsi que les Officiers subalternes et aspirants :

  • dans les rangs des Officiers généraux, on trouve : le Général d'Armée (GAR), le Général de Corps d'Armée (GCA), le Général de Division (GDI), ainsi que le Général de brigade (GBR). Ils comprennent également les réservistes qui interviennent uniquement en temps de guerre uniquement. A savoir qu'en termes d'enquête judiciaire, les brigades de recherche sont des unités de la Gendarmerie nationale française dédiées à l'exercice de la Police judiciaire.

  • Les Officiers supérieurs, dont les grades sont identiques pour les réservistes, sont composés du : Colonel (COL), Lieutenant- Colonel (LCL) et Commandant (CDT) ou Chef d'Escadron (CEN).

  • Les Officiers subalternes et aspirants, on peut citer : le Capitaine (CNE), le Lieutenant (LTN), le Sous-Lieutenant (SLT), l'Élève Officier (EOC) et l'Aspirant (ASP).


Sous-Officiers

Les grades sont identiques pour les réservistes. Celui de Maréchal des logis de réserve n'existe plus, à l'exception de ceux du Corps de soutien technique et administratif de la Gendarmerie. On peut donc trouver dans les rangs des Sous-Officiers les grades de : Major (MAJ), Adjudant-Chef (ADC), Adjudant (ADJ), Maréchal de logis-chef (MDC), Gendarme (GND) ou Garde (GRD), Maréchal de logis (MDL) et Élève gendarme (ELG) ou Élève sous-officier (ESO).


Militaires du rang

Ils sont composés du : Brigadier-chef (BRC), Brigadier (BRI), Gendarme adjoint de 1re classe (GA1) et de Gendarme adjoint de 2e classe (GA2).



Comment monter en grade dans la gendarmerie ?


L'avancement ou la promotion au sein de la gendarmerie peut être classé en deux catégories, à savoir l'avancement d'échelon et l'avancement de grade. L'avancement d'échelon est uniquement donné à titre indicatif. Il faut en effet savoir que les militaires évoluent tout d'abord à l'ancienneté, qui peut être basée sur l'année de port de grade ou sur le nombre des années de service.

Le passage à l'échelon suivant est automatique en remplissant les conditions requises. Pour atteindre le dernier échelon du grade de gendarme, le militaire doit accomplir 30 années de service. Les différents échelons sont affichés dans les grilles indiciaires. Pour ce qui est du corps des Sous-officiers de la gendarmerie, qui se situe dans la catégorie B, les différents échelons se présentent comme suit :

  • élève gendarme : 1 échelon,

  • gendarme (sous-officier de carrière) : 12 échelons,

  • maréchal de logis : 7 échelons,

  • adjudant : 9 échelons,

  • adjudant-chef : 9 échelons,

  • major : 6 échelons dont 1 échelon exceptionnel.

En ce qui concerne l'avancement de grade dans la gendarmerie, le militaire peut être promu au grade supérieur en remplissant les conditions nécessaires.


Gendarme évoluant dans le corps des Sous-officiers

Sur demande de l'intéressé, peut être promu au grade de :

  • Maréchal des logis-chef, un gendarme ayant au moins 4 années d'ancienneté et détenant un titre professionnel fixé par arrêté du ministre de l'Intérieur, ou ayant effectué 15 ans de service.

  • Adjudant, le Maréchal des logis-chefs ayant au moins 2 années d'ancienneté dans ce grade.

  • Adjudant-chef, l'Adjudant ayant au moins 2 années d'ancienneté dans ce grade et détenant une qualification fixée par arrêté du ministre de l'Intérieur.

  • Major, l'Adjudant-chef ayant au moins 2 années d'ancienneté dans ce grade.

À noter que le dossier des proposables ou prétendants au grade supérieur sont étudiés auprès d'une commission dirigée par un Officier général et composée de gradés supérieurs aux candidats. Cette commission a donc pour mission d'évaluer la valeur professionnelle de chacun des sous-officiers candidats, et de transmettre le résultat de l'étude, sous forme de proposition, auprès du ministre de l'Intérieur. Il appartient à ce dernier de fixer la liste définitive des candidats à inscrire au tableau d'avancement au titre d'une promotion.

En fonction de certains paramètres, l'effectif des militaires de la gendarmerie qui peuvent prétendre à la promotion au grade supérieur est limité en fonction d'un certain quota chaque année. Seul l'arrêté sorti par le ministre de l'Intérieur détermine les sous-officiers admis, suivant l'ordre de mérite.


Gendarme évoluant dans le Corps des Officiers de la Gendarmerie

Sauf en cas d'événement allant à l'encontre de la discipline, la promotion pour le grade d'un Sous-lieutenant au grade de Lieutenant, ainsi que celui du Lieutenant au grade de Capitaine se fait automatiquement. La condition correspond tout simplement au nombre d'années de port de grade. Elle est de 1 an pour un Sous-lieutenant au grade de Lieutenant, tandis que pour un Lieutenant au grade de Capitaine, cette ancienneté est fixée à 4 ans. Le même procédé d'avancement au choix est valable pour l'accession au grade supérieur au sein du Corps des Officiers de la Gendarmerie. Peut ainsi être promu au grade de :

  • Commandant ou Chef d'Escadron, le Capitaine ayant rempli 4 ans de port de grade de Capitaine et se trouvant au minimum à 2 ans de la limite d'âge du Chef d'Escadron.

  • Lieutenant- Colonel, le Commandant ou Chef d'Escadron ayant rempli au moins 3 ans de port de grade de Chef d'Escadron et se trouvant au minimum à 3 ans de la limite d'âge du grade de Lieutenant-Colonel.

  • Colonel, le Lieutenant-Colonel ayant rempli au moins 3 ans de port de grade de Lieutenant-Colonel et se trouvant au minimum à 3 ans de la limite d'âge du grade de Colonel.

  • Général de Brigade, le Colonel ayant rempli au moins 4 ans de port de grade Colonel et se trouvant au minimum à 2 ans de la limite d'âge du Général de Brigade.

  • Général de Division, le Général de Brigade ayant rempli au moins 2 ans et 6 mois de port de grade de Général de Brigade et se trouvant au minimum à 2 ans de la limite d'âge du grade de Général de Division.

Quel que soit le grade, le dossier d'avancement d'un Officier proposable est étudié par une commission présidée par le Directeur général de la Gendarmerie nationale. Le résultat de l'étude est adressé au ministre de l'Intérieur. Par catégorie de grade, la liste des prétendants au grade supérieur est ainsi présentée et débattue en Conseil des ministres avant leur publication par Décret.

À noter que le Gendarme promu est classé dans l'échelon du nouveau grade qui correspond à son ancienneté de service. Il est également nécessaire de savoir qu'à l'exemple de « mon Général » dans l'appellation, le terme «mon» n'est pas possessif. Il signifie en effet « monsieur le ». Pour cette raison, lorsque l'on s'adresse à une femme, seul son grade est conservé.



Quel est le grade le plus élevé de la gendarmerie ?


Le grade le plus élevé dans la gendarmerie est le Général d'Armée, avec 5 étoiles sur le galon. Cependant, celui de Maréchal de France a été remis une seule fois à un militaire de la Gendarmerie, notamment au Maréchal Bon Adrien Jeannot de Moncey, Inspecteur général de la Gendarmerie nationale (1801- 1804), puis impériale (1804- 1814).



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